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On Trotte le Globe !

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18 août 2012

Et la boucle est bouclée...

Une grosse journée en perspective, deux en fait, enfin pas tout a fait avec le décalage horaire...bref, aïe aïe aîe! Départ de Santiago, il est 5h du matin, mercredi 15 Août: premier aéroport, café, arrivée à Buenos Aires 11h, deuxième aéroport. Juste le temps d'avaler le "pique-nique" le plus cher du monde, on ne peut pas sortir de la zone d'embarquement alors ce sera un paquet de chips et une canette de Coca pour deux, "Ca fera 20 dollars SVP!!!" gloups!

Retour___A_roport_Santiago Retour___repas_Buenos_Aires__le_plus_cher_du_monde_

Il est 13h, on décolle pour le gros morceau: 12h30 de vol jusqu'à Londres. On est bien installés, on regarde des films, on mange. Bon, il va falloir dormir car il sera 6h du matin quand on va arriver, oui mais voilà pour nous là il est 17h et pas moyen de fermer l'oeil... Tant pis, un autre film, on re-mange... Allez, on se concentre, il faut dormir un peu, ah tiens, c'est le petit dej', bon... Arrivée à Londres, changement d'aéroport et c'est la grosse fatigue. De toutes façons on a 8h à attendre alors on s'endort dans la salle d'attente sur nos sacs. Ca y est, dernier vol et deux heures plus tard nous sommes à Bordeaux, il est 19h ici, jeudi 16 Août!

Retour____a_roport_Londres

Jul et Morse nous attendent, sandwich pâté cornichons à la main: yeah! mmmh que c'est bon! On est bien reveillés maintenant et on retrouve notre petit chez-nous. Ca fait plaisir d'être de retour quand même! ah NOTRE lit, NOTRE douche... il est 1h on n'a plus du tout envie de dormir, à la télé reportage sur le lac Titicaca, souvenirs, souvenirs...

Retour___arriv_e___la_maison__2_ Retour___arriv_e___la_maison__1_

Quelle aventure tout de même! on rentre à la maison des souvenirs plein la tête. Etait-ce un rêve? non, non on a bien fait tout ça. Dernier coup d'oeil au blog, les images, wouah c'est bien vrai, on y était! On est fiers et tellement heureux d'avoir vécu cette aventure, vu toutes ces merveilles, rencontré tous ces gens... Une chose est sûre: on recommencera! Il en reste encore à voir...

On espère avoir pu vous faire partager un peu de notre bonheur grâce au blog, en attendant de vous voir pour vous raconter tout ça. Merci de nous avoir suivis, pour vos commentaires et vos messages qui nous faisaient toujours chaud au coeur. On espère que vous aurez voyagé et révé avec nous, c'était merveilleux! Merci...

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17 août 2012

Adios Chile!

Ca y est, nous y voilà! Plus le choix, il faut penser au retour: notre avion part mercredi matin, on est lundi et nous quittons San Pedro de Atacama pour 24h de bus direction Santiago. Allez, motivés...pas vraiment.

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Et voilà, on s'envole loin de notre dernier pays... Le Chili a plus été pour nous un lieu de passage, avions obligent, mais nous avons apprécié ces petites escales. C'est pour nous un pays particulier, car nous l'avons fait en deux fois: il a été à la fois le premier et le dernier visage que nous avons vu de l'Amérique Latine. 2900km tout de même, 15 jours en tout seulement, et des paysages toujours différents.

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De Valparaiso et ses maisons de toutes les couleurs accrochées aux colines au désert d'Atacama et ses paysages lunaires... Le Chili, pour nous c'est aussi le pays des rencontres: visages connus, improbables au milieu du désert ou inconnus, aujourd'hui amis. Elo, Susi, Rapha et Alec, vous ouvrez et fermez cette belle boucle latine!

Il faudra revenir pour finir de découvrir ce pays.

 

 

14 août 2012

San Pedro de Atacama, le désert chilien

Dernier arrêt avant d’entamer le retour proprement dit, San Pedro de Atacama. Ce bourg aux maisons blanches se tient au milieu de l’un des déserts les plus arides du monde, le désert d’Atacama. Nous y débarquons pour passer 4 jours et découvrir les environs. Dès l’arrivée, on apprécie l’endroit, il fait beau, il fait chaud et le village bien que touristique est très agréable. En plus nous trouvons rapidement un hôtel sympa avec écran géant pour suivre les JO.

San_Pedro_de_Atacama__1_ San_Pedro_de_Atacama__3_

On se balade dans le bourg et soudain au détour d’une rue, moment de flottement… On croise deux touristes qui nous dévisagent, nous aussi… Clément ? Élo ! Incroyable ! Croiser une tête connue dans un désert à l’autre bout du monde ? Eh bien oui c’est possible ! C’est bien Élo, la pote de Nico avec qui plusieurs bols de Ricard furent partagés lors des fameux apéros du 51 Cours de l’Yser… Élo est en mission humanitaire à Santiago et se trouve en vacances à San Pedro pour quelques jours avec sa copine américaine Susie. Passé l’étonnement, on s’embrasse et on se donne rapidement rendez-vous pour l’apéro du soir. Pas de bols, ni de Ricard ce soir mais avec du vin on arrive toujours à trinquer ! On partage nos expériences, on rigole mais surtout on tombe d’accord ; le meilleur c’est Nico !

San_Pedro_de_Atacama__5_ San_Pedro_de_Atacama___Elo_et_Susi

Le lendemain, tandis qu’elles partent visiter le Salar, nous nous dirigeons vers les Lagunas Cejar et Tebenquiche. La particularité de la première consiste en sa très forte concentration en sel, près de 28%. Comme dans la mer morte on est censés y flotter particulièrement bien. Ceci dit en arrivant il y a du vent et l’eau est à 13°… Suis pas breton moi ! Oui mais voilà, Laurélie veut la photo et ni une ni deux, la voici en maillot de bain ! Et merde… Alors oui, c’est vrai on flotte bien, mais de là à y rester plus d’une minute…

D_sert_d_Atacama___laguna_Cejar__4_ D_sert_d_Atacama___laguna_Cejar__on_flotte___2_

Après un passage à Los Ojos del Salar, deux profonds yeux d’eau douce parfaitement circulaires, nous arrivons à la laguna Tebenquiche. D’ici on a une vue magnifique sur les montagnes environnantes. Le soleil tombant, les couleurs changent et virent au rouge, de quoi faire encore de belles photos. Et comme le chauffeur est prévoyant, il a amené les chips et le pisco ! Cool !

D_sert_d_Atacama___laguna_Tebenquiche__2_ D_sert_d_Atacama___laguna_Tebenquiche__coucher_de_soleil__1_

Le lendemain nous retrouvons Élo et Susie pour un tour de vélo dans la vallée de la lune. Au cœur de la Cordillera de la Sal cette vallée désertique nous offre de superbes vues sur d’étranges formations rocheuses. On pédale, on pédale et on traverse de fantastiques amphithéâtres lunaires, des dunes de sable ciselées par le vent et des canyons rougeoyants. On pose les vélos et on visite une petite grotte, ah l’aventure !

D_sert_d_Atacama___Valle_de_la_Luna__3_ D_sert_d_Atacama___Valle_de_la_Luna__mirador__2_

Le temps de se poser pour admirer encore une fois le coucher de soleil et on pense au retour. De nuit bien sûr ! Nous rentrons un peu fatigués mais bien content de cette belle journée. Le soir nous partageons un dernier poulet ensemble avant de se quitter, on a été ravi de cette dernière rencontre des plus impromptues…

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11 août 2012

Iquique – comme un air de Nouvelle Orléans…

La route pour arriver jusqu’à Iquique a été longue : nous sommes partis d’Arequipa  tôt le matin, bien décidés à passer la frontière dans la journée. Le bus péruvien nous arrête à la frontière, à Tacna, ce n’est pas le meilleur bus que nous ayons eu jusque-là, c’est le moins que l’on puisse dire…il nous faudra prendre un autre collectivo pour rejoindre Arica, du côté chilien. Et quelle ambiance ! Ça rigole et parle fort, nous sommes un peu fatigués pour apprécier cette petite « fiesta » pendant deux heures, mais bon…

Iquique___front_de_mer__2_

Notre trajet s’arrête à Arica pour la nuit, nous irons jusqu’à Iquique demain, il est déjà tard et nous sommes fatigués. Heureusement nous tombons sur une super auberge : Ross, expatrié Néo-zélandais, nous accueille très chaleureusement et nous nous sentons presque à la maison ! Après une douche extra, une bonne nuit de sommeil et un petit déjeuner comme ça faisait longtemps qu’on n’en avait pas vu, nous sommes prêts à repartir.

Iquique___front_de_mer__3_ Iquique___vieux_train

Arrivés à Iquique, ouf ! Et nous retrouvons la mer… Nous sommes à quelques pas du désert, d’un côté les vagues, de l’autre la montagne : joli panorama. Quelques buildings modernes se dressent sur le rivage, ça faisait un moment qu’on n’en avait pas vu des comme ça ; on trouverait ça presque joli… On comprend vite qu’on est passé dans un autre pays en tout cas : ici c’est surf et belles voitures.

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Le petit centre-ville d’Iquique a beaucoup de charme, de belles demeures aux façades pastel bordent les rues, on se croirait un peu en Nouvelle Orléans. Pas étonnant, elles ont été construites à l'époque où les bateaux partaient pour les Etats-Unis, chargés de salpètre, et ils revendait ici leur bois, et plus précisemment le pin d'Oregon! Même les trottoirs et les lampadaires sont en bois, et l’atmosphère est paisible. Un petit train en bois lui aussi circule jusqu’à la place centrale qui nous accueille le temps d’un café pour voir Christophe se qualifier au 200m.

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Nous nous promenons jusqu’au port, ici c’est une autre ambiance, les bateaux reviennent de la pêche. On répare les filets et on débarque le poisson pour le plus grand bonheur de quelques pélicans et lions de mer. Une belle réplique du bateau Esméralda flotte juste à côté…dans une petite piscine (oui, bon ! mais le bateau est superbe !). Quelques dernières bouffées d’air iodé et nous voilà déjà sur le départ, c’est que le temps commence à nous être compté ! Prochaine escale : San Pedro de Atacama.

10 août 2012

Le pérou, c'est fini!

Ca y est la dernière frontière terrestre de notre périple est passée... Nous voici au Chili et le prochain passage de frontière nous ramènera droit à la maison!

Sacré pays que le Pérou, on a l'impression d'y avoir passé une éternité tellement nous avons vu de choses...et couru un peu pour les voir, il faut l'avouer. En réalité nous avons passé 22 jours au pays des Incas, parcouru leurs forteresses et grimpé leurs satanées marches! On vous fait grâce des kilomètres à pieds mais en bus nous avons parcouru 2700km, les trois quart à quatre puisque nous avons plus de la moitié de notre temps au Pérou en excellente compagnie des frangins!

itin_raire_p_rou_2

Le Pérou, ce sont des sites, des sites et encore des sites... certains sont incontournables: le Machu Pichu (what esle?), d'autres sont à choisir, difficile de tout voir... Nous on a particulièrement aimé Ollantaytambo et les salines, une bonne surprise avec le site de Sacsayhuaman aussi, tout près du centre ville de Cuzco.

Et quel bonheur de reposer nos jambes fatiguées au bord de l'eau, Paracas et le ceviche: deux coups de coeur!

Et maintenant place au Chili, tous les drapeaux sont cousus sur notre sac à dos mais il nous reste des choses à voir et à vous faire partager.

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9 août 2012

Arequipa – « l’endroit derrière la montagne pointue »

Encore une nuit de bus et nous arrivons à Arequipa. On y trouve rapidement une auberge sympa et pleine de couleurs. Ça tombe bien car nous avons prévu un programme très cool, repos et balades, pas plus ! De la terrasse qui surplombe la ville on aperçoit très bien les deux volcans qui entourent la ville, le Misti et le Chachani. Lequel est lequel ? Ca on ne sait pas, et comme nous n’avons pas prévu l’ascension ni de l’un ni de l’autre … En langue Aymara, Arequipa signifie « l’endroit derrière la montagne pointue », alors le Misti ou le Chachani ? Le mystère restera !

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Bien que moderne, la ville conserve un superbe centre historique qui doit autant aux techniques de construction européennes qu’amérindiennes. Les églises, les monastères et les palais y sont nombreux et pour la plupart construits en roche volcanique claire, du sillar. Cela vaut à la cité le surnom de « ville blanche ».

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Nous visitons donc la ville à un rythme, disons… raisonnable. En se perdant dans les rues autour de l’hyper centre on arrive comme à notre habitude à dégoter des restos typiques où l’on mange bien et pas cher. Et on mange quoi ? Du Ceviche bien sûr !

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Le dimanche, dernier jour de notre villégiature, nous avons de la chance. Alors que l’on ne savait pas trop comment remplir notre journée, c’est jour de fête ! C’est l’anniversaire de la ville et toutes les communes environnantes viennent défiler dans le centre. Les habitants sont massés sur les trottoirs pour admirer le cortège et applaudir les participants. A chaque ville son char et sa troupe de danseurs en habits traditionnels. Nous passons donc l’après-midi en musique et en couleurs !

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5 août 2012

Paracas – les îles Ballestas

Rien de tel qu’un peu de repos au bord de la mer après l’expédition Machu Picchu… Nous voici partis direction la côte sud, ce sera notre dernier voyage tous les quatre : nos routes se séparent ici, on s’arrête à Pisco, les frères Fraud continuent vers Lima. On aura passé deux semaines extra tous les quatre, merci les frangins d’être venus partager un bout de cette aventure avec nous ! C’est aussi ici que nos routes se séparent avec notre téléphone… il a dû descendre accompagné quelques arrêts plus tôt. Mais rien ne nous gâchera la fin du voyage !

Paracas___bateaux_de_p_che__2_ Paracas___Chez_Alberto

Nous débarquons à Pisco, enfin plutôt à côté, en plein milieu de nulle part sur la Panaméricaine, du coup nous décidons de pousser quelques kilomètres plus loin sur la côte, à Paracas, petit village de pêcheurs. De toute façon nous ne ratons pas grand-chose à Pisco, malheureusement la ville a été complètement ravagée par le tremblement de terre de 2007 et il ne reste rien… A Paracas, c’est Alberto qui nous accueille dans sa charmante auberge : petites chambres en bois, transats et hamacs, que demander de plus ? Et Alberto connait tous les bons plans de la ville alors on en profite.

Paracas___pelicans Paracas___ceviche_

Quel plaisir de se retrouver au bord de la mer ! Cette odeur, le bruit des vagues, ah ça nous avait manqué. On flâne sur la plage, il fait bon, on rencontre même quelques pélicans qui viennent eux aussi profiter du coucher de soleil. Ce soir on goute la spécialité locale : le ceviche, du poisson cru mariné dans le citron vert, oignons et piment. Un régal ! Ca change de la patate et du riz, on y reviendra. On n’est pas les seuls à aimer, des invités surprise font la queue à la porte de la cuisine…

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Ce matin c’est parti pour une balade en bateau vers l’attraction du coin : les îles Ballestas. Ce sont trois petites îles peuplées uniquement par des milliers d’oiseaux, des pingouins et des lions de mer. Effectivement on ne nous a pas menti : ils sont des milliers ces oiseaux, c’est noir de monde sur les rochers, d’ailleurs ici ce sont les rois car on a en après leurs fientes…. Et oui ! On en ramasse une bonne couche régulièrement, c’est un excellent  fertilisant parait-il. Et attention, ici la crotte d’oiseau est une ressource protégée…

Paracas____les_Ballestas__1_ Paracas____les_ballestas__candelabre

Sur la « route » on nous fait remarquer une forme immense gravée dans la roche qui date de l’époque inca : est-ce un chandelier ou un cactus ? Les avis divergent, mais c’est impressionnant. Puis le bateau s’approche tout près et le spectacle est fort sympathique : les oiseaux pêcheurs plongent derrière nous pour profiter des remous, quelques petits pingouins font leur toilette (non ce ne sont pas des bébés, ce sont les plus petits pingouins du monde) et quelques lions de mer paressent au soleil sur les rochers, le défilé des bateaux ne semble pas les gêner le moins du monde. Au retour on a même droit à un petit bonjour de la part de deux dauphins qui passaient par là, super !

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Paracas c’est la mer mais 50 mètres après le rivage c’est le désert, dunes de sable et tout et tout… Du coup les paysages sont remarquables et nous partons pour une balade dans la réserve naturelle. Le désert plonge dans l’océan Pacifique et les roches volcaniques font des merveilles : une plage de sable rouge ! Les dunes et falaises dorées, l’eau turquoise et le sable rouge ; quel tableau ! Il fait bon vivre ici et la nature nous aura encore offert un beau spectacle. Ça sent le retour, c’est vrai, mais il reste des coins comme ça qui nous font tout oublier.

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4 août 2012

Le Machu...with you!

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Tout a commencé en février autour d’une choucroute de départ où les frangins rêveurs nous lançaient un « si vous y passez, on vous rejoindrait bien au Machu Picchu »… 5 mois et deux mails plus tard (oui seulement), nous sommes prêts tous les quatre à réaliser le rêve ! Allez c’est parti pour une aventure de 3 jours qui comptera parmi les grands moments de notre voyage. D’abord parce que c’est beau et mythique, ensuite parce qu’on l’a fait avec la manière. Hé oui, après moult discussions avec des voyageurs et l’épluchage en règle de blogs et sites internet on s’est bien rendu compte qu’il nous faudrait faire ça en mode routard ! Pour se rendre au Machu (pour les intimes), il faut d’abord rejoindre Agua Calientes la ville qui a poussé à ses pieds. Oui mais voilà, la solution la plus courue consiste à s’y rendre en train mais ce train est hors de prix ! Nous optons donc pour un moyen plus long mais bien moins onéreux, le colectivo et la marche à pied !

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Dès le départ ça sent le challenge. Laurélie n’est pas au top de sa forme gastrique mais elle y croit ! Nous partons donc rejoindre le terminal de minibus à Cuzco, on grimpe dans un taxi trop petit pour nous accueillir tous. Qu’à cela ne tienne, Jul prendra le prochain « je vous rejoins » ! 1er virage on prend à gauche, lui à droite… Nous arrivons au terminal, Jul, Juul, Juuuul t’es où ? 15 minutes d’attente et le voilà, ouf ! Nous embarquons  dans un collectivo surchargé (comme d’hab)  et c’est parti pour 6 heures de route de montagne à un rythme d’enfer. Notre chauffeur est complètement fou, il double en côte, dans les virages et nous on serre les fesses… Dans le rétro on voit bien qu’il fatigue pourtant, ses paupières on beau tomber il garde le rythme. On apprendra plus tard qu’à l’arrivée le grand jeu est de donner son temps de parcours aux collègues…  La dernière heure sera la plus épique puisque l’on quitte la route pour suivre une piste qui serpente au bord de 100 mètre de vide, ça n’a pas l’air de faire peur au pilote qui multiplie les temps scratch même quand devant lui la piste s’éboule ! On arrive enfin à Hydroelectrica, pas fâchés de descendre et d’entamer la marche…

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Il nous faut maintenant suivre la voie ferrée jusqu’à Agua Calientes. 3 heures de marche en pente douce, le long de la rivière et dans la forêt. La nuit tombe rapidement mais heureusement nous avions prévu les lampes de poche. Laurélie est courbaturée, fatiguée, elle a des vertiges mais elle avance, et à un bon rythme en plus ! Elle veut arriver au plus vite alors il nous faut suivre. Vous connaissez le caractère têtu du papa ? Et bien la fille c’est pire ! Allez le calvaire se termine, une soupe, un massage et au lit. Demain on démarre à l’aube… Je vous passe la description d’Agua Calientes car c’est pompe à fric et piège à touristes !

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Cheap un jour, cheap toujours ! Réveil à quatre heures du matin pour monter au site avant le lever du soleil et l’arrivée massive des bus. A pieds c’est bien plus sympa et de toute façon le bus est hors de prix… Laurélie a retrouvé la forme, tant mieux. A la torche, on attaque les 1716 marches qui rejoignent le site (oui Pack c’est du fake, c’est pas des marches Incas). Ca grimpe sec, mais ça vaut le coup ! 1 heure plus tard, le site se révèle à nous. Mama mia ! Il n’y a rien à dire, juste à admirer… La photo a beau avoir fait le tour du monde, le 1er coup d’œil sur le Machu Picchu est émouvant. Nous sommes à l’heure pour admirer le soleil embraser les pentes du site, moment d’extase !

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Ils sont fous ces Incas ! Comment imaginer la construction de ce lieu fantastique ? Difficile de définir ce qu’était vraiment le Machu Picchu au temps de l’empire, un lieu de villégiature, un temple du soleil, une cité universitaire ? Les avis divergent… Une chose est sure, ce site qui tutoie le vide et les nuages invite à la méditation. On sait seulement qu’au temps de sa splendeur la cité abritait près de 1800 âmes et qu’elle fut abandonnée vers 1535 et ne fût donc pas détruite par l’envahisseur espagnol. Merci !

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Et c’est reparti ! Nous partons à l’assaut de la Montana, la montagne qui surplombe le site 700 mètres plus haut.  Là ce n’est pas du fake, les marches qui  y mènent sont bien de l’époque Inca et apparemment le génie excellait plus dans la construction des murs que des escaliers ! Ça monte rude, très rude et il faut lever les genoux haut, très haut ! On arrive épuisés au sommet mais encore une fois c’est beau. Le panorama sur la vallée est époustouflant et le site parait tout petit vu d’ici. Cela nous permet de l’admirer dans son ensemble et de se dire encore une fois, ils sont fous ces Incas !

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On entame la descente, un tour dans les ruines proprement dites et on repart ! Descente, escaliers, voie ferrée… Nous arrivons fourbus mais heureux ! Heureusement nous finissons la journée en apothéose dans les sources chaudes de Santa Teresa. 4 piscines alimentées en eau chaude naturelle, 1h30 à barboter et à soulager nos courbatures, le top… Le Machu Picchu, check !

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2 août 2012

Sur la route des Incas: Cuzco et sa vallée.

4h30 du matin : arrivée a Cuzco, ça pique un peu ! Nous allons finir notre nuit dans un hôtel sympa, c’est un peu plus cher que d’habitude mais puisqu’on nous accueille de suite et qu’on nous offre le petit dej’, c’est d’accord. On profite de notre meilleure douche depuis 6 mois et ensuite on retournera aux bonnes vieilles habitudes de backpackers (auxquelles nos deux compagnons de voyage se font très bien d’ailleurs…)

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L’auberge est perchée tout en haut, sur les hauteurs de la ville, on descend donc vers la place centrale par de petites ruelles pavées. Il faudra remonter, c’est sûr et nous sommes toujours perchés à 3400m d’altitude… Cette montée infernale sera notre cauchemar pendant 5 jours ! Mais la balade vaut le coup, Cuzco ce sont de jolies places, de grandes églises et des bâtiments coloniaux construits sur les vestiges de murs incas encore apparents. Petits restos et oh bonheur…un supermarché ! Ce soir, c’est pâtes ! Et puis nous profitons de la spécialité péruvienne: à l'apéro c'est Pisco Sour, Pisco, citron et oeuf. Pas mal du tout pour commencer la soirée, quelques nachos et guacamole; en plus c'est l'happy hour...

Cuzco_centre___Pisco_Sour

Ici, entre routards, on se croise : retour du Machu Picchu, on échange les plans. Notre première mission : récupérer des entrées, c’est chose faite, nous pourrons même monter en haut de la montaῆa ! Il nous faut un autre billet pour les sites de la vallée sacrée, on ne peut pas dire que ce soit simple les visites ici… Enfin c’est parti, nous voilà sur les traces des Incas dans notre petite voiture privée. So chic !

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Direction Ollantaytambo (répète Mike !) et sa forteresse Inca. Tiens on est coincés sur la route, il y a des grosses pierres partout, mais qu’est-ce qu’il se passe ici ? Un éboulement ? Non, ce sont les profs qui manifestent… et oui ici aussi, la méthode est efficace et le chauffeur a l’air aussi réceptif que certains par chez nous… Bref, on y est et ça en jette ! Une immense forteresse en terrasse construite à flanc de montagne, d’ici on surveillait le chemin du Machu Picchu. C’est impressionnant !

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A retour on passe par les petits chemins de montagne, la route est superbe et un peu plus loin nous découvrons le site de Moray. Il s’agit de grandes terrasses circulaires, elles servaient de sites expérimentaux agricoles : les Incas simulaient différents microclimats, chaud au centre et plus froid en haut. Malin ! Et devinez sur qui nous tombons là-bas ? Marion et Guillaume avec qui nous avions fait le salar… génial !

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On continue la route et nous faisons une petite pause dans l’histoire Inca pour aller voir les Salines. C’est incroyable : des bassins de culture de sel à flanc de montagne, en pleine cordillère des Andes ! Une rivière salée s’écoule ici et depuis des siècles on récolte le sel. Un patchwork de blancs et beiges époustouflant !

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Sur le chemin vers Cuzco nous nous arrêtons dans le village de Chinchero et nous profitons du coucher du soleil sur de jolies ruines Incas. On se croirait dans un autre temps : au détour des ruelles on file la laine, saute à l’élastique ou encore on fait sécher des petites pommes de terre au soleil pour les déshydrater. Sur la place, le marché artisanal touche à sa fin, les bonnes affaires, c’est maintenant !

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Il nous faudra attendre le retour du Machu Picchu pour en voir plus mais pour vous, c’est maintenant. Encore un site Inca avant de partir et après on arrête, promis. A 2km au-dessus de la ville, nous partons à l’assaut de la forteresse Inca de Sacsayhuaman (répète, Mike!), mais attention car avant de passer ces murs il va falloir y aller : on ne glisse même pas la lame d’un couteau entre ces énormes blocs de pierre. Les murs Inca sont impressionnants, ils sont agencés de telle manière qu’ils résistent aux tremblements de terre, malin encore une fois !

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Bon nous, on vous laisse. Allons déguster un petit Pisco Sour avant de partir pour le fameux Machu Picchu, la route va être longue il faut se donner du courage.

 

29 juillet 2012

Les mille et une facettes de la Bolivie

Cinq mois de voyage et voilà le neuvième pays traversé: la Bolivie. 32 jours à silloner le pays par monts et par vaux, 2800km parcourus entre lac, sommets et jungle, et altitude record de 5000m!

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En Amérique du Sud, c'est sûr, la Bolivie est pour nous la championne du dépaysement. Avec sa culture andine bien ancrée, elle ne ressemble à aucune autre. D'ailleurs on ne peut pas dire que le caractère andin des boliviennes soit des plus chaleureux, mais cela n'enlève rien aux merveilles de ce pays. Ici chaque escale est une nouvelle découverte, totalement différente de la précédente: salar, villes coloniales au doux climat, villes en altitude bordées de sommets enneigés ou creusées de mines, forêts tropicales à la faune et la flore luxuriantes, ambiance bord de mer près du lac... et encore nous n'avons pas tout vu!

Notre sélection:

1- Le Salar d'Uyuni: étendue blanche à perte de vue, lagunes multicolores, une merveille qu'on ne voit nulle part ailleurs.

2- Rurrenabaque: entrée dans l'Amazonie, rencontre avec les animaux de Las Pampas, un peu de douceur dans ce rude climat andin.

3- Copacabana: le lac Titicaca et la randonnée sur l'Isla Del Sol, la truite grillée au bord du lac, le coucher du soleil au mirador.

Pour les amateurs de villes, notre préférée c'est Sucre sans hésiter: jus de fruits du marché et douceur de vivre, de jolis bâtiments à découvrir un peu partout, c'est une escale à ne pas rater. C'est aussi en Bolivie que l'on a (enfin!) retrouvé le plaisir des bon petits plats du marché, délicieux et économiques, un vrai bonheur!

Et maintenant:

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29 juillet 2012

la plage dans les nuages: le lac Titicaca

On décolle enfin de la Paz pour une autre destination au nom mythique, le lac Titicaca ! Depuis les fenêtres du bus, on ne tarde pas à apercevoir  les rives de ce lac magique.  La Bolivie n’a plus son accès à la mer mais elle ne manque pas de marins ! A 3800 mètres d’altitude elle partage ce lagon immense avec le Pérou, 6900 km² ça laisse tout de même de quoi naviguer. Tout y est, les mouettes, les plages, les petits canots on croirait la mer… Sauf qu’ici l’horizon se perd sur les volcans de la cordillère, magique on vous a dit !

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Le bus doit nous emmener à Copacabana mais nous dépose d’abord à Tiquina. De là, il nous faut embarquer dans un petit bateau afin de rejoindre la rive opposée. Notre bus lui doit nous suivre et passer le bac sur une frêle barque de bois. Enfin nous suivre… Nous on traine un peu, on profite et on rate le premier bateau, pas grave on prendra le prochain ! Oui, sauf que notre bus est parti et que nous le voyons s’engager sur la route à peine débarqué, ils vont bien nous attendre, non ? Nous débarquons donc avec 15 minutes de retards et somme accueillis par un chauffeur furieux qui nous demande de courir pour remonter dans le bus. A la montée ce sont tous les passagers qui nous houspillent  et qui grognent contre nous. C’est bon les mecs c’est les vacances, cool ! Ah non, pas pour vous ?

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Arrivée à Copacabana, ça n’est pas la fameuse plage de Rio de Janeiro mais c’est pas mal quand même. La ville est très sympa et a les pieds dans l’eau. Une eau bleue, un ciel qui l’est tout autant, une plage bordée de cahuttes où l’on déguste des truites du lac à peine pêchées, whaa on n’est pas loin du bonheur encore une fois ! Ça vaut bien une petite chanson ♪♫ Copa, Copacabana ♪♫ …  On goute donc la spécialité et évidemment c’est le pied, bon ben voilà on sait ce que l’on va manger pendant 3 jours… Mais pas question de faire les fainéants, nous partons à l’assaut du Calvario la coline qui domine la ville et qui porte bien son nom. De là-haut le panorama sur le lac est exceptionnel et surprise on vend de la bière ! Coucher de soleil, apéro… Magique on vous a dit ! Allez, il est temps de redescendre à la lumière des torches pour aller manger une truite, tout le monde est paré ? Mike tu as ton écharpe ?

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Le lendemain, départ pour l’Isla del Sol. Le bateau nous dépose au Nord de l’ile et charge à nous de rejoindre le sud par le sentier des crêtes, sentier Inca s’il vous plait !  L’ile est pelée mais magnifique, baignées d’eaux d’un bleu profond, bordée de criques, et éclaboussée d’une lumière envoutante. Selon la légende c’est ici que seraient nés le fils et la fille du soleil, fondateurs de Cuzco la capitale inca. Tout le monde est en forme et nous passons une journée inoubliable à marcher dans les pas des Incas. On arrive à temps pour le dernier bateau, traversée mémorable pour Pack & Mike qui en bons aventuriers se positionnent fièrement à l’avant du bateau où rien ne les retient… Magique on vous a dit !

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Il est déjà temps de se diriger vers Cuzco, et au lendemain nous prenons un bus qui nous arrêtera quelques heures à Puno. Passage de la frontière Péruvienne, tamponnage des passeports on nous félicite d’avoir anticipé l’extension de visa à la Paz, «  vous êtes de bons touristes » ! A Puno on embarque encore une fois pour des îles mais flottantes cette fois-ci ! Communément appelées les iles Uros, en référence au peuple qui y vivait, ce sont des îles constituées d’une couche compacte de roseaux et sur laquelle sont posées des maisonnettes elles aussi en roseaux. Bon, c’est un peu Disneyland mais le frangin nous avait prévenu, on se sent vite mal à l’aise face aux habitants qui tentent de nous vendre leur artisanat. Il faut dire que sur 30 m² c’est difficile de s’échapper. Allez, on veut bien faire un tour de bateau… Retour à Puno, on avale un steak d’alpaca, un Pisco Sour et on remonte dans le bus de nuit, Cuzco nous voilà !

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23 juillet 2012

La Paz - Le Retour...

De nouveau à La Paz, après la chaleur et la verdure de l’Amazonie, on retrouve la fraicheur et les aléas physiques liés à l’altitude. On souffle, on souffle pour monter encore quelques côtes… Il nous reste quelques petits musées à découvrir dans de jolies maisons coloniales parfaitement restaurées : musées des costumes, du littoral… oui, oui musée du littoral dans un pays qui n’a pas la mer…curieux ! Pour l’anecdote, la Bolivie a perdu son accès a la mer  au XIXème siècle, cela correspondait à la partie nord du Chili, aujourd’hui encore ils pensent porter l’affaire en justice espèrent récupérer ces terres…pas gagné.

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On part en expédition pour la journée, une heure et demie de route pour marcher sur les traces de Tintin au Temple du Soleil, à Tiwanaku. Hergé s’est inspiré de ces ruines pour le fameux album. Vous avez dit ruines ? vous ne croyez pas si bien dire… Il avait de l’imagination Hergé car il ne reste pas grand-chose. La civilisation Tiwanaku, installée dans la région avant l’arrivée des Incas, a construit un temple grandiose dédié au soleil et la lune. Des pyramides de terres, il ne reste qu’une petite butte et sur le plateau du temple, une statue et la fameuse porte du soleil, quelques sculptures bien conservées mais pas beaucoup plus. C’est joli mais on est un peu déçus…

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Ça y est c’est le grand jour, direction l’aéroport pour accueillir les frères Fraud ! ils sont là avec sacs et chapeaux d’aventuriers, pour partager nos aventures pendant deux semaines. Ca nous fait plaisir de les retrouver. Arrivée directement en altitude, on espère que ça va aller… La descente vers la ville leur en met déjà plein les yeux, c’est vrai que le panorama en jette !

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Enième visite de la ville mais cette fois-ci nous somme les guides.  Et quel enthousiasme ! ça fait plaisir à voir… retour dans les ruelles, maisons coloniales et place centrale. Les ruelles marchandes avec le fameux marché aux sorcières où chaque petite échoppe vend toutes sortes de potions et petits lama séchés, si, si, ça porte bonheur ! On leur fait découvrir les joies d’un petit repas au marché, d’un jus de fruit pressé au coin de la rue…

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Pour finir cette jolie journée direction le mirador, tout en haut de la ville, cette fois-ci c’est nouveau pour tout le monde. On grimpe, on grimpe, le « collectivo » souffle et peine à nous monter mais on arrive en haut et quel spectacle ! Une vue à 360° sur la ville, les petites maisons qui s’accroche à la montagne et les sommets tout autour… on y reste un grand moment à profiter de la vue et du soleil de fin d’après-midi.

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Demain c’est la remise en route, chouette ! Direction le mythique lac Titicaca, Copacabana nous voilà !

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18 juillet 2012

L'Amazonie - Rurrenabaque

Ça y est on est décidé pour une nouvelle destination. Nous partons vers Rurrenabaque à l’extrémité des Andes et à l’orée de l’Amazonie. Ce n’est pas que l’on en a marre de l’altitude mais un peu de chaleur et de verdure nous ferait du bien. Nous embarquons donc pour un vol d’une heure à bord d’un petit avion à hélices. Faut avouer qu’on n’est pas hyper rassurés mais bon, la TAM est une compagnie militaire, c’est gage de sérieux non ? Finalement le vol se passe très bien et est même très agréable. Le survol de la cordillère des Andes puis l’arrivée au-dessus de l’Amazonie est magique !

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Atterrissage réussi et dès le débarquement nous sommes sous le charme. Il fait beau, il fait chaud ça sent presque le sable chaud… On monte sur une moto pour rejoindre la ville et rien que ça, ça nous plait ! On trouve un petit hôtel charmant avec hamacs et patio et on file siroter une bière sur le port. C’est charmant, et en observant les bacs qui luttent contre le courant du Rio Beni pour rejoindre la rive d’en face, on attend le coucher de soleil.

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Le lendemain, départ pour une excursion de 3 jours dans la Pampa. La Pampa en Amazonie c’est en fait une forêt basse immergée par le fleuve Yacuma et ses affluents, une sorte de Venise verte tropicale en somme. On s’y déplace en barque et on est censés y croiser de nombreux animaux. Dès l’embarquement le spectacle commence. Bien installés dans notre canot où nous ne sommes que nous deux (les autres touristes ayant annulé) on croise déjà de nombreux oiseaux, des cigognes, des cormorans et autres locaux dont on ne saurait vous donner les noms.

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Quelques virages et nous rencontrons des caïmans qui se dorent la pilule la gueule ouverte, des tortues qui en font autant et plongent à notre passage. Sur les berges on aperçoit aussi des capybaras sorte d’animal à mi-chemin entre le cochon d’inde et l’hippopotame, oui c’est spécial. Notre guide est à l’affut et nous indique chaque nouvelle espèce, on s’approche d’un arbre et on découvre de mignons petits singes. On tend une banane et surprise, ils sont plus gourmands que peureux !

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Le lendemain, départ aux aurores pour le lever de soleil et nous partons à la chasse à l’anaconda ! Pendant 2 heures nous pataugeons dans les marais à la recherche du prédateur. On a de la boue jusqu’aux tibias, on se fait bouffer par les moustiques comme jamais mais point de serpent… même pas un petit !

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Ce n’est pas grave on aura plus de chance à la pêche aux piranhas… Un bout de ficelle, une branche, un hameçon, un bout de poulet et c’est parti ! Ça mord bien mais ils sont vifs, on remonte souvent notre ligne sans revoir le bout de poulet… En un après-midi nous arrivons tout de même à une pêche qui ferait rougir Robie, et le soir nous pouvons nous régaler. Vous savez quoi ? Le piranha c’est bon !

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Dernier jour, nous partons nager avec les dauphins roses. On en a croisé plein pendant ces 2 jours alors on est impatients. Normalement là où les dauphins trempent, les caïmans et les piranhas s’éloignent. On espère ! La baignade se passe bien mais les dauphins restent tout de même à distance, moi qui rêvait de les chevaucher, c’est pas tout à fait ça…

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Au retour à Rurrenabaque nous sommes comblés de ces 3 jours. On est aussi heureux de pouvoir profiter de la ville une journée de plus. Une petite randonnée jusqu’au mirador et il est déjà temps de repartir vers la Paz. On y retrouve les frères Fraud dans quelques jours, ooooooh yeah !

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15 juillet 2012

De Cochabamba à La Paz

Une petite étape à Cochabamba, un peu plus au nord, pour couper la route jusqu’à La Paz. Nous redescendons en altitude, 2500m seulement et un beau soleil qui nous fait quitter les pulls. C’est agréable ! Cochabamba c’est la troisième ville de Bolivie, on sent l’activité et l’animation mais par rapport a Sucre, on ne peut pas dire que Cochabamba ait su conserver son patrimoine architectural… Béton, béton et béton, c’est pas très beau ! Mis à part une ou deux jolies petites places on ne peut pas dire qu’il y ait grand intérêt à se promener dans cette ville. Les bus locaux, les « collectivo » valent le coup d’œil par contre, ils sont peints façon tunning à qui aura le plus de couleurs… difficile de rater le bus. Quoi qu’il en soit, en ne reste pas très longtemps ici, hop bus direction La Paz.

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La Paz, capitale la plus haute du monde, étagée de 3200 à 4000m d’altitude, nous y voilà ! Ici, le fond de l’air est frais comme on dit et on s’essouffle en grimpant et descendant les rues de la ville, c’est l’altitude il parait… Mais on a un peu d’entrainement maintenant alors ni une, ni deux, nous voici partis à la découverte de la ville. En bas la ville, sur la place San Francisco, on profite de l’animation, des bons petits plats du marché et de cette jolie église plantée au milieu des bâtiments modernes. D’ici, on voit toutes les petites maisons qui grimpent tout en haut de la montagne. Elles se fondent dans le paysage, couleur brique et terre rouge, entourées de sommets enneigés, tout près des nuages.

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Altitude plus gaz d’échappement, pas facile de reprendre son souffle en haut de chaque rue ou presque. Il faut dire qu’ici, on a beau être en montagne, on ne peut pas parler d’air pur… Mais, au hasard de la grimpette,  on découvre quand même de jolies petites ruelles aux façades coloniales colorées. De petits coins de charme dans la cohue de la ville.

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La place Murillo aussi a de l’allure, ici les élégants bâtiments officiels encadrent la place, drapeaux flottant fièrement au vent. Tout est bien gardé, il y a de l’uniforme au mètre carré ici. Cette place a une histoire particulière, on y a pendu un président et les indiens y étaient interdits de séjour jusqu’en 1825, d’ailleurs ils n’osent traverser la place que depuis 2005, élection de Morales qui est lui-même d’origine indienne.

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Il y a des choses à voir à La Paz mais nous on part pour l’Amazonie, vers un peu de verdure alors la suite ce sera pour le retour…

8 juillet 2012

De Potosi a Sucre

Potosi

Après le salar nous arrivons à Potosi avec la ferme intention de trouver un hôtel avec chauffage et douches chaudes ! Nous sommes quand même des aventuriers donc nous décidons de marcher jusqu’à cet eldorado… Mauvaise idée ! Potosi est perchée à 4090 m d’altitude et la montée du terminal au centre de la ville s’avère difficile avec nos gros sacs… c’est d’ailleurs la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde ! Une fois installés nous pouvons aller découvrir cette merveille des temps anciens.

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La ville s’est développéeau pied du Cerro Rico qui fit la richesse des espagnols et de toute l’Europe. Cette montagne qui regorgeait de minerais d’argent et d’étain fut au fil des siècles percée de plus de 10 000 galeries et exploitée à son maximum. Pensez qu’au début du XIXème plus de la moitié de la production mondiale d’argent provenait de Potosi. On dit même que cet afflux massif de richesses fût l’un des ressorts de l’avènement du capitalisme en Europe… Aujourd’hui même si l’on y trime et l’on y meurt encore, les mines ne sont plus que l’ombre d’elles même.

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Néanmoins, la ville garde un charme particulier. De nombreux bâtiments témoignent encore de sa gloire passée et il y règne une atmosphère tout à fait « andine ». A chaque coin de rue nous croisons des vendeurs ambulants, qui vendant des chips artisanales, qui des empanadas, qui des chaussettes… Au marché on se régale pour 10 bolivianos d’une soupe ou de chulettas aux papas andinas, c’est pas cher et c’est bon ! On s’essouffle vite à cette altitude et les vieux moteurs aussi, quant à l’assaut d’une côte on prend un nuage de gaz d’échappement dans les bronches ça fait mal… un charme particulier je vous disais !

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Sucre

On repart et on débarque à Sucre, la capitale de la Bolivie ! Comment ça vous croyiez que c’était la Paz ? Que nenni ! Sucre est la capitale institutionnelle du pays, c’est ici que fut  proclamée l’indépendance et si le pouvoir politique s’est déplacé à La Paz, la ville n’a jamais officiellement perdue le titre de capitale, et les habitants ne manque pas de vous le rappeler !

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Autant vous le dire tout de suite on a adoré Sucre ! D’abord ici le climat est doux par rapport aux hauteurs de l’altiplano dont nous venons. « Seulement » 2750 m d’altitude… Ce qui veut dire que l’on a pu ressortir tongs, shorts et tee-shirts, le bonheur ! De plus, les habitants ont depuis longtemps su conserver leur patrimoine. Pas de buildings ou de constructions anarchiques. Le centre-ville est un bijou de l’art baroque bolivien. Assis sur un banc ensoleillé de la place 25 de Mayo, il est facile de se laisser envouter par la douceur des lieux, par la beauté des édifices coloniaux, des palais et des églises qui jalonnent la ville.

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Nous établissons notre quartier général au marché central, où en plus de se régaler à la Comedor du 1er étage, on peut se délecter de jus de fruits frais à la demande. Tout un patio est réservé à la confection de jus, de salades de fruits et de yaourts. Prenez un tabouret, commandez, kiffez !

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Le dimanche nous en profitons pour aller visiter Tarabuco à quelques kilomètres de là, où se tient l’un des plus fameux marchés d’artisanat de Bolivie. Les Indiens Yamparas et Tarabuco affluent des alentours pour vendre leurs textiles traditionnels. On vous le dit c’était chouette et coloré mais désolé ils n’aiment pas trop les photos… Nous avons en plus la chance de tomber le jour d’une féria de gastronomie andine, en résumé ça veut dire ragout de patates et de maïs pour tout le monde agrémenté d’un bout de lama… Pas mal, mais peut mieux faire !

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Nous terminons notre pause repos à Sucre par un moment magique sur les terrasses ondulées du toit d’un couvent au sol de céramique d’où l’on peut apprécier pleinement un superbe panorama sur la ville. On n’est pas loin du bonheur !

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2 juillet 2012

Passe-moi le sel ! – Le salar d’Uyuni

Et une nouvelle frontière, une ! Nous voilà en Bolivie, même si nous retrouvons des visages andins similaires à ceux du nord de l’Argentine, on sent bien que nous ne sommes plus du tout dans la même réalité économique. En parlant de visages connus, dans le bus nous retrouvons un couple de lyonnais que nous avions croisé à Cafayate : Marion et Guillaume. Nous nous dirigeons ensemble vers Tupiza, à une petite heure de la frontière et  nous n’allons plus nous quitter pendant plusieurs jours !

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A Tupiza, on change de décor, c’est notre première vue de la Bolivie et on n’est pas déçus. Ce n’est pas le far West mais presque : pour l’anecdote, c’est ici que les célèbres hors la loi américains Butch Cassidy et Sundance Kid furent tués.  La ville n’est pas si petite avec ces vingt mille habitants mais il y règne une ambiance de petit village avec ces femmes en costumes traditionnels, ces petites échoppes et son tout petit marché. On retrouve le plaisir de s’essayer aux spécialités culinaires des gargottes de rue pour quelques bolivianos (la monnaie locale), un plaisir que nous n’avions plus goûté depuis l’Asie ! Au menu : soupe de cacahuètes et piquante de pollo. Miam ! On peut dire qu’il ne fait pas très chaud mais on flâne quand même de bon cœur le long des ruelles, et puis il faut choisir une agence pour notre excursion jusqu’au Salar d’Uyuni car c’est d’ici que nous partirons.

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Et c’est parti pour quatre jours à bord de notre 4X4, direction le désert de sel d’Uyuni. Nous sommes accompagné de Marion et Guillaume mais aussi de Zolando notre chauffeur et guide, toujours de bonne humeur et de Noemi notre cuisinière qui va nous régaler et nous réchauffer pendant ce voyage. En cette première journée nous nous dirigeons vers la réserve naturelle Edouardo Avaroa, altitude record du jour : 4850m, même pas mal ! Sur la route on découvre la faune et la flore du coin : cactus à cheveux, lamas, vigognes, lapins à queue d’écureuil… et les paysages sont toujours aussi beaux bien sûr, est-il besoin de vous le rappeler encore et encore ?

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Cette nuit, il fera froid, mais alors froid comme ça faisait bien longtemps, le duvet, les sous-vêtements thermiques et les multiples couvertures n’y feront rien, il faut dire que l’isolation…bref. Fanny, Guillaume, vous voyez ces nuits dans la tente au mont Rijani ? La canicule à côté… Mais après une merveilleuse soupe et un bon plat de viande, on sort quand même observer les étoiles. Il n’y a pas à dire, à 4500m d’altitude on croirait pouvoir les toucher !

Deuxième jour, nous sommes dans la réserve et le programme et alléchant, nous allons voir des lagunes de toutes les couleurs. Mais avant l’effort (oui quand même il faudra supporter les 5000m d’altitude aujourd’hui !), le réconfort : l’activité volcanique de la région nous offre quelques geysers (plus des fumerolles que des geysers d’ailleurs mais bon) et ces petites merveilles, les sources chaudes !!! Pas du luxe après cette nuit, allez hop hop hop on se met très vite en maillot de bain et on se glisse dans l’eau souffrée à 40°C, on n’est pas loin du bonheur là !

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On tient bon pour l’altitude, quelques petits maux de tête et de ventre passagers mais ça aurait pu être bien pire. On tient le choc à coup de sucettes et bonbons au miel distribués régulièrement par Noémie, il faut du sucre. Maté de coca (infusion de feuille de coca) et eau, il faut beaucoup boire, ça passe sans problème pour tous les quatre. A midi, pique-nique au bord de la laguna verde, bon pas de chance, il faut du vent pour faire bouger les particules qui la font changer de couleur et ce midi, pas un pet d’air… C’est plutôt la laguna congelada, mais c’est beau quand même. Heureusement qu’on a troqué la chevrolet pour le 4X4 d’ailleurs car on en traverse des ruisseaux gelés, il faut même parfois descendre de voiture. Comment ça on est trop lourd ? C’est pas de notre faute c’est l’asado !

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Nouvelle lagune, on tente de nouveau notre chance.  Nous sommes au bord de la laguna colorada, de la même manière, le vent fait bouger des micro particules a fond de l’eau et celle-ci devient rouge. Nous passons un moment à observer (et mitrailler) une colonie de flamants roses qui se régalent de ces micro-organismes et miracle : le vent se lève ! A chaque bourrasque, l’eau rougit jusqu’à devenir rouge sang. C’est incroyable !

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Troisième jour, cette nuit on a eu moins froid, nous n’étions qu’à 3000m aussi, tout s’explique. Aujourd’hui on avance dans un décor nouveau, les canyons et les formations rocheuses. C’est fou ce que la neige et le vent ont fait de ces roches, un vrai terrain de jeu pour petits trekkeurs. Les lamas sont toujours là bien sûr, tout droit sortis de leur album de Tintin, ils nous regardent passer l’air hautain « Oui, c’est pour quoi ? », pause pour la photo puis retour à l’occupation principale : brouter autour des cactus.

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On approche du salar mais comme il est un peu tôt pour rentrer rien ne vaut une bonne petite aventure ! Nous sommes embourbés jusqu’à mi-roue dans une espèce de bouillasse salée, Zolando redouble d’éfforts, se démène pour sortir les roues à l’air du cric ; il lui faut des pierres, ok, mais il n’y a rien dans ce désert à part quelques mousses salées. Les garçons trouvent des bouts de bois, c’est mieux que rien. Vu les traces de pneus on n’est pas les premiers à qui ça arrive ! Une heure et demie plus tard on arrive à notre auberge, nous sommes à l’entrée du salar et c’est un petit hôtel de sel. Tout est en sel : briques, lits, tables, chaise, sol… c’est chouette ! C’est le dernier soir et on est traités comme des rois, d’abord douche chaude ! Trop bien et autant vous dire qu’avec la température la douche froide n’était même pas envisageable donc, oui, il était temps. Ensuite repas de fête : soupe du tonnerre, lasagnes maison et salade de fruit. On se couche le ventre bien rempli (un peu trop ?) demain c’est réveil à 5h30 !

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Ça y est, on y est ! Le plus grand salar du monde :3600m d’altitude, 12 500 km2 l’équivalent de deux départements français. On y est pour le lever du soleil, c’est magique ! Quelques ilots peuplés de cactus parsèment cette grande étendue blanche, on visite l’île Incahuasi, un îlot dans lequel s’étaient réfugiés quelques incas pour échapper à l’envahisseur espagnol. Ici certains cactus vivent plus de mille ans !

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On avance dans le désert, un ciel bleu intense et du blanc à perte de vue. On croirait de la neige mais à y regarder de plus près on distingue les hexagones formés par le sel. Sur 40m de profondeur il y a du sel, les boliviens viennent en extraire bien sûr mais la croûte est renouvelée par les pluies et elle s’épaissit chaque année de 2cm ! Nous on s’amuse bien, ici rien à l’horizon alors pour les photos c’est génial, il n’y a pas de perspective et on s’en donne à cœur joie. C’est la tradition quand on vient au salar, nous on a repris la tradition d’Alec et Rapha : celle de la banane.

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Quatre jours de découvertes intensifs ! La Bolivie ça commence fort. Zolando et Noemi nous posent à Uyuni, apparemment le désert ne s’arrête pas aux portes du salar : il n’y a rien dans cette ville et en plus c’est cher. C’est dodo et demain matin direction Potosi, toujours tous les quatre.

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29 juin 2012

Hasta luego Argentina.

Et voilà ! L’Argentine c’est fini pour nous. Nous en garderons plein de souvenirs, tous bons et très variés. Il faut dire que par son immensité  le pays offre des paysages très différents les uns des autres, des plateaux secs, des montagnes, des déserts, des forêts, des jungles… Question culture il y a tout autant à découvrir et on ne saurait que trop vous conseillez d’aller un jour vous frotter aux gauchos, aux indiens ou au tango !

 En 34 jours de voyage nous aurons largement explosé notre compteur kilométrique puisque nous aurons parcourus 8550 km en bus et en voiture !

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Avant le top 3, une mention spéciale à la famille Graco pour leur accueil chaleureux et aux bons moments que nous avons passé avec eux ! Eux sont bien sur hors classement…

Voici donc ce qui nous a particulièrement émerveillés en Argentine :

-          Salta et sa région, ses milles couleurs et la découverte des Andes et de sa culture.

-          Bariloche, son atmosphère savoyarde et la route des 7 lacs.

-          Bueno Aires pour ses airs de Tango et les couleurs de la boca.

Si vous passez par ici n’oubliez tout de même pas d’aller prendre une petite douche aux chutes d’Iguazu.

Nous écrivons ses lignes depuis la Bolivie qui promet d’être tout aussi excitante, rdv au prochain chapitre !

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27 juin 2012

A la conquête des Andes : Salta & sa région

Après encore quelques heures de bus, on s’y habitue, nous débarquons à Salta dans le nord-ouest argentin. Salta « la linda » (la belle) est une ville coloniale ancrée à 1200 mètres d’altitude. Il y règne une atmosphère provinciale tout à fait atypique par rapport aux autres lieux que nous avons visités. Dernière ville d’importance sur la route de la Bolivie et du Pérou, on y croise les descendants des civilisations andines précolombiennes  et on y goute des spécialités andines délicieuses si on aime le maïs… Nous visitons les vestiges de sa gloire passée, églises, maisons seigneuriales,  places et bien sur le bar où on peut regarder l’euro !

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La ville est agréable mais elle est surtout notre point de départ pour un road-trip vers les fabuleuses vallées qui l’entourent, au nord la quebrada de Humahuaca, au sud celle de Cafayate. Il nous faut donc louer une voiture. Et pour partager les frais autant que pour faire des rencontres, rien de mieux que de s’accoquiner avec d’autres voyageurs. C’est rapidement chose faite avec Charlie & Julien, deux Libournais assoiffés qui cherchent eux aussi à visiter la région. Ensemble nous négocions au meilleur prix notre Chevrolet et partons vers le Nord.

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La Route du Nord

La route sillonne dans les montagnes et nous traversons une jolie forêt avant d’aller se gaver d’empanadas à San Salvador de Jujuy. A partir de là nous allons d’enchantements en émerveillements au travers d’une vallée qui porte bien son nom ; « la Paleta del Pintor » (la palette du peintre). Les roches désertiques offrent aux yeux des visiteurs des  couleurs incroyables et inattendues.  Les variations de rouges, de jaunes, verts ou même violets font des montagnes qui nous entourent de véritables œuvres d’art dont on a du mal à détacher le regard. Et pourtant il faut bien car il y a tant à voir ! Des cactus gigantesques apparaissent, des formations rocheuses sculptées par le vent que survolent des condors majestueux et au détour des virages surgissent des villages où les maisons en pisé se fondent dans le paysage. Ainsi, nous visitons Tilcara où nous buvons un maté traditionnel et continuons en direction de Humahuaca avant de passer le tropique du capricorne, faut pas louper le panneau !

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A Humahuaca, Olga nous accueille dans ses chambres d’hôtes.  Nous sommes déjà à 3000 mètres et Olga n’a pas le chauffage, on doit donc vider quelques bouteilles de vin pour se réchauffer. Ça tombe bien car cela accompagne très bien nos découvertes culinaires du jour les Tamales et  le fromage de chèvre du coin !

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Nous redescendons ensuite vers Pumamarca et sa superbe montagne aux sept couleurs. On y découvre un fantastique marché d’artisanat dont les étals rendent un bel hommage aux couleurs de la Quebrada. Laine de lama, pulls, étoffes et bijoux, n’en jetez plus ! La route grimpe ensuite vers un col à 4170 mètres puis redescend sur un plateau où l’on aperçoit ce qui semble être un mirage ; les Salines Gandes. Le plus grand salar d’argentine est spectaculaire et nous offre un avant-gout de celui d’Uyuni en Bolivie. On y prend quelques photos marrantes et on en profite pour souhaiter un joyeux anniversaire à Fanou !

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La route du Sud

Retour à Salta, dodo et départ vers le sud et Cachi, on attaque la piste ! Au milieu de montagnes rouges et vertes de sulfate de cuivre, la Chevrolet attaque hardiment la pente de la quebrada de Escoipe et nous mène à un immense plateau à couper le souffle où la végétation se raréfie tant le climat est sec. Seuls les cactus prospèrent réellement à cette altitude et certains d’entre eux atteignent des tailles tout à fait impressionnantes. Nous dormons a Cachi et vidons encore quelques bouteilles, un Libournais s’assèche vite, donc…

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Le spectacle sur cette « route » change vite et quelques kilomètres plus loin c’est un paysage lunaire que nous parcourons. Nous traversons désormais Las Flechas, des formations rocheuses pareilles à d’énormes pointes de flèches puis peu à peu on retrouve les cultures et les vignes qui annoncent Cafayate.  

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De Cafayate nous partons découvrir les ruines de la cité de Quilmes. Outre la bière du même nom (qui se laisse boire…), les indiens Quilmes sont connu pour avoir d’abord repoussé l’empire Inca puis résisté pendant 130 ans à l’envahisseur espagnol ! Ils ont quand même fini par se faire botter le cul comme tout le monde… Et nous finissons la journée dans les bodegas du coin pour une découverte culturelle, une de plus, le cépage Torontes !  Ça donne un ptit vin blanc fruité, on vous en dira des nouvelles… Libournais un jour, Libournais toujours !

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Nous finissons ce périple de 7 jours par la remontée vers Salta et la découverte de la quebrada de las Conchas. Ça veut dire coquillage, et cela témoigne de l’époque où la mer recouvrait l’endroit bien avant la formation des Andes. La terre est rouge et les roches sont… rocheuses ! Ok je commence à manquer d’adjectifs mais c’est très beau, on vous laisse, rdv en Bolivie !

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20 juin 2012

De Foz do Iguaçu (Brésil) à Puerto Iguazu (Argentine) – les chutes !

24 heures de bus vers le nord et encore une des merveilles inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco à découvrir: les chutes d’Iguazu. Nous sommes à la frontière entre le Brésil, l’Argentine et le Paraguay et les deux premiers pays se partagent le parc naturel où coulent les plus grandes chutes du monde : 275 chutes pour être précis, un rideau de plus de 2 km de long ou encore 6 million de litres d’eau déversés à la seconde !

Foz do Iguaçu - Brésil (13) Foz do Iguaçu - Brésil (15)

Nous commençons par le côté brésilien, d’ici nous avons une vue panoramique des chutes. Un bus pris au coin de la rue nous emmène, petit stop à la frontière et hop direction le parc. Même pas droit à un tampon brésilien sur le passeport… Le parcours brésilien est plutôt court, toute l’étendue du parc n’est pas encore habilitée au public, mais il faut avouer que la vue sur le rideau de chutes est impressionnante ! Nous sommes en automne et la crue du fleuve est à son maximum, autant vous dire que ça coule à flots. Juste en face on peut voir l’Argentine, les deux drapeaux sont plantés de chaque côté en haut de la plus haute chute. On partage le trajet avec quelques petits amis rencontrés sur place, des coatis : on dirait des petits ratons laveurs au nez de fourmiliers. Ce sont de sacrés gourmands et ils en ont après ma pomme, cela nous vaut un joli petit numéro de cirque.

Foz do Iguaçu - Brésil (6) Foz do Iguaçu - Brésil (17)

On finit la journée brésilienne aux Parc aux oiseaux, de beaux toucans et  perroquet en semi-liberté en pleine végétation tropicale. On peut entrer dans les grandes volières et nous sommes plus impressionnés que les oiseaux eux-mêmes qui viennent voir si notre matériel photographique ne serait pas, par hasard, comestible. Une belle balade !

Le parc aux oiseaux - Brésil (7) Le parc aux oiseaux - Brésil (4)

Le lendemain c’est l’Argentine qui nous offre une vue sur ses chutes, cette fois, nous sommes tout près. De passerelles en passerelles nous « profitons » d’une douche gratuite. Il y a tellement d’eau qui tombe qu’une bruine incessante nous rafraichit, il fait soleil, certes mais pas chaud à ce point… Par contre cela nous donne droit à de jolis arc-en-ciel dans le paysage. C’est dans le vacarme constant des remous que nous découvrons les chutes du dessus, d’en dessous, on pourrait les toucher ! C’est un vrai spectacle.

Las cataratas de Iguazu - Argentine (8) Las cataratas de Iguazu - Argentine (9)

Et comme dans tout spectacle il y a le final ; le petit train du parc nous emmène jusqu’au dernier point de vue « la garganta del diablo ». Nous traversons le fleuve Iguazu, si calme à cet endroit qu’on ne soupçonne pas une seconde les chutes quelques mètres plus loin. Et nous y voilà, en haut de la plus haute cascade, un grondement du tonnerre et l’eau qui s’écrase et bouillonne 90 mètres plus bas. Tout le monde s’accroche à la barrière mais tous les yeux sont quand même rivés vers le bas, c’est hypnotisant.

La Garganta del Diablo - Argentine (5) La Garganta del Diablo - Argentine (6)

Iguazu est coincé tout au nord-est, c’est vrai, loin de tout, c’est vrai. Il fait très chaud ou très froid, c’est vrai, mais ne pas faire le détour quand on vient en Argentine parait presque inconcevable.

IG

 

10 juin 2012

Buenos Aires – En musique et en couleurs.

Ça y est, la voici, la capitale ! Quelle animation après Bariloche ; le flot des gens, les grandes artères, le métro, les vendeurs ambulants… Et le soleil ! On retrouve un peu de chaleur, nous n’irons pas jusqu’à retirer les pulls mais les manteaux pourront rester dans les sacs. Buenos Aires a tout d’une grande métropole mais on a pris plaisir à arpenter les différents quartiers de la ville, en long et en large, jusqu’à ce que nos jambes et nos pieds nous rappellent à l’ordre. Ici, chaque quartier est un monde à part ; que ce soit le centre, les quais, San Telmo ou encore La Boca on passe de l’un à l’autre en découvrant à chaque fois une nouvelle histoire.

Buenos Aires - Centre (1)

Dans le centre, on se croirait un peu à Madrid, à Paris même parfois. Les différentes vagues de migrants européens ont laissé de jolis bâtiments et de grandes places un peu partout, des souvenirs de la Belle Epoque. Un peu plus loin, le long des quais, les vieux docks côtoient les grandes tours vitrées. Et pour aller d’une rive à l’autre un élégant pont moderne qui porte le joli nom de « Puente de la Mujer » (le pont de la femme), un charmant mélange tout ça.

Buenos Aires - El Congresso (1) Buenos Aires - Les quais (4)

Rien de tel qu’un dimanche à Buenos Aires pour découvrir l’animation des quartiers populaires. A San Telmo, c’est jour de brocante. Au son des orchestres de rue, chacun y va de son petit stand et étale sur une jolie nappe ses créations ou les objets de l’armoire de la grand-mère. Ouvrez l’œil, fouinez dans chaque petit passage, on trouve TOUT !

Buenos Aires - brocante a San Telmo (1) Buenos Aires - brocante a San Telmo (6)

Quelques petits Empanadas sur le pouce et nous voici partis vers La Boca. Pas question de manquer le stade, vous pensez bien ! Au fur et à mesure que l’on s’approche de la Bombonera, tout le quartier se colore en bleu et jaune. Ici on soutient son équipe et on arbore fièrement ses couleurs : imaginez Port Neuf en jaune et noir : les maisons, les magasins, les écoles, les panneaux… Ça aurait de l’allure, non ?

Buenos Aires - stade de la Boca Junior (6) Buenos Aires - stade de la Boca Junior (4)

Mais La Boca, c’est aussi un des quartiers les plus connus de Buenos Aires. Peut-être avez-vous en tête l’image haute en couleurs du Caminito ? C’est à partir de là que s’est construite la ville, aujourd’hui le quartier n’est plus aussi vivant mais les quelques rues aux façades colorées valent vraiment le détour. Le soleil faisait partie du spectacle mais on peut dire que ce quartier réchauffe les cœurs. Des couleurs, des couleurs et encore des couleurs, à celui qui mettra les plus éclatantes sur sa façade. Dans chaque petit resto, c’est asado et tango : des couleurs, de la bonne bouffe, de la musique, bref de la bonne humeur !

Buenos Aires - Quartier de La Boca (4) Buenos Aires - Quartier de La Boca (5)

Quel mélange à Buenos Aires, une vraie ville caméléon où il parait difficile de s’ennuyer. Nous, on finira ce séjour par une bonne grillade au restaurant. Mmmh !

 

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On Trotte le Globe !
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